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Py, Olivier (1965-....)

Biographie

Né en France d'une famille pied-noir, comme il le raconte dans son court-métrage Méditerranées, documentaire autobiographique réalisé à partir de vieux films de super 8 qu'il a retrouvés et fait restaurer, il vit une enfance heureuse. Après des études à l'Institut Stanislas de Cannes (baccalauréat C) et une préparation en hypokhâgne et khâgne au lycée Fénelon, il entre à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre puis en 1987, au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Olivier Py a également étudié la philosophie et la théologie. Il fait ses débuts sur scène dans l'Écume des Jours au Festival Avignon Off. En 1988, sa première pièce, Des oranges et des ongles, est créée au Théâtre Essaïon. La même année, il fonde sa propre compagnie « L'Inconvénient des boutures » et assure la mise en scène de ses textes. En 1995, il est révélé au grand public au Festival d'Avignon (In) par une pièce de vingt-quatre heures, La Servante, avant de revenir deux ans plus tard dans la Cour du Palais des Papes avec Le Visage d'Orphée. il y reviendra en 2005, pour son spectacle Les Vainqueurs.

Prenant la suite de Stéphane Braunschweig en 1998, il est nommé en 1997 directeur du Centre dramatique national d'Orléans où il crée un grand nombre de spectacles marquants : L'Apocalypse joyeuse, Requiem pour Srebrenica, Les Vainqueurs... Il est de mars 2007 jusqu'à mars 2012 directeur du Théâtre national de l’Odéon où il crée plusieurs de ses œuvres dont La Vraie Fiancée et Les Enfants de Saturne (photo) ainsi que l'intégrale du théâtre d'Eschyle.

Olivier Py se voit confier la direction du Festival d'Avignon à partir de septembre 2013. Il y présente, entre autres, en 2014, sa pièce Orlando ou l'impatience et, en 2015, en ouverture dans la cour d'Honneur, une mise en scène de sa propre traduction du Roi Lear de Shakespeare qui divise le public. La critique est sévère décrivant la pièce comme « un désastre » et jugeant la mise en scène « paresseuse » et « boursouflée »{{,}}. La pièce est retransmise sur France 2 et réalise « l'une des pires audiences de la chaine ».

Il mène parallèlement une carrière internationale de metteur en scène d'opéra. L'Avant-scène opéra lui consacre un numéro spécial qui fait la rétrospective d'une quinzaine de ses productions, parmi lesquelles son Tristan und Isolde {{ref nec}}, et la création à l'Opéra de Paris de Mathis der Maler. L'ensemble de ses créations au théâtre et à l'opéra - soit plus de quarante spectacles - est l'œuvre de la complicité qu'il entretient avec son scénographe et costumier Pierre-André Weitz.

Son œuvre publiée se situe sous l'influence de Paul Claudel et Jean Genet. Son style, {{ref nec}} et embrasse toutes les formes de la création théâtrale : comédie, poème épique, tragédie, théâtre pour enfants. La prose laisse de temps à autre la place aux vers ou à des chansons. Son écriture, volontiers lyrique laisse aussi une grande part à la dérision et à la farce. Il ose des formats hors-normes où s'enchaînent plusieurs pièces .

{{ref nec}}, le théâtre d’Olivier Py est un théâtre de l’excès, un excès lyrique et revendiqué comme tel, de sorte qu’il suscite souvent de vives réactions, qu’on lui reproche son lyrisme envahissant ou qu’{{ref nec}}. L’auteur crée son théâtre dans {{ref nec}}, servi en cela par la complicité d'acteurs qui le suivent fidèlement depuis des années, notamment Olivier Balazuc, Samuel Churin, Michel Fau, Philippe Girard, Élizabeth Mazev, Bruno Sermonne, Mireille Herbstmeyer.

Salué pour son intégrale du Soulier de Satin de Paul Claudel et ses mises en scène à l'opéra, il est lauréat de la Fondation Beaumarchais, Prix Nouveau Talent Théâtre SACD en 1996 et Prix Jeune Théâtre de l'Académie française.

Il est également l'auteur d'un roman, Paradis de tristesse, et d'ouvrages théoriques comme Les Mille-et-une définitions du théâtre.

Sous le pseudonyme de « Miss Knife », Olivier Py, travesti en chanteuse désabusée, donne des spectacles de chansons, entre cabaret et jazz : dans ces chansons dont il a écrit les paroles, il dit, avec un faux détachement plein de mélancolie et d'humour grave, la difficulté d'être au monde. Miss Knife égrène des romances douloureuses ou {{ref nec}}, exaltant tous les espoirs déçus, les amours détraqués, les rêves piétinés et les jouissances troubles.

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