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Piccard, Bertrand (1958-....)

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Biographie

Bertrand Piccard, en 1982.Dans les années 1960, il vit en Floride où son père, Jacques Piccard, travaille pour le groupe Grumman à la réalisation du module lunaire du programme Apollo. Wernher von Braun, grand admirateur d'Auguste Piccard depuis son enfance et devenu ami de la famille Piccard, permet à Bertrand Piccard d'assister aux décollages des fusées Saturn V des missions Apollo 7 à 12.

En parallèle de ses études de médecine psychiatrique, il devient un pionnier du vol libre et ULM en Europe. Il s'essaie également au vol en parapente et en montgolfière. Il est sacré champion d'Europe de voltige en deltaplane (1985), et est vainqueur de la {{1re}} course transatlantique en ballon (1992). Il est aussi lauréat du Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports en 1992, récompensant un fait sportif pouvant entraîner un progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité.

Il est fils de l'océanographe Jacques Piccard, recordman mondial de plongée en sous-marin, avec Don Walsh – officier de la marine américaine, océanographe et professeur d'université (University of Southern California) –, et petit-fils d'Auguste Piccard, premier à atteindre la stratosphère à bord d'un ballon. Il est, tout comme son père Jacques Piccard, docteur honoris causa de l'Université catholique de Louvain depuis le {{1er février}} 2008.

Il est le père de trois enfants avec Michèle Piccard, qui participe au service de communication de Solar Impulse.

Il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Charles le 17 novembre 2012.

Première tentative de tour du monde

En janvier 1997, Bertrand Piccard tente son premier tour du monde en ballon sans escale, à bord du Breitling Orbiter, une rozière comprenant une enveloppe d'air chaud entourant une autre poche de {{unité}} d'hélium, tentative qui se solde par un échec après 6 heures de vol seulement, à la suite de fuites de kérosène dans la cabine. Cette fuite de carburant, très incommodante, contraint Piccard et son coéquipier Wim Verstraeten à laisser amerrir leur ballon en Méditerranée au large de Toulon, avec perte de l’enveloppe. Le décollage, déjà, avait failli mal se terminer, le ballon frôlant les peupliers près de la station-service de Château-d'Œx.

Deuxième tentative

Pour sa deuxième tentative, Piccard fait toujours équipe avec Wim Verstraeten mais s'adjoint les services d'un technicien du constructeur anglais Cameron, Andy Elson. Totalement libre de repartir à zéro et riche de sa première expérience, l’équipe décide de construire l'Orbiter II, un ballon plus grand ({{unité}} d'hélium pour 53 m de hauteur), qui s’envole à nouveau de Château-d’Œx (Préalpes suisses), le {{Date}}. Après une fuite d'air à un hublot, acrobatiquement colmatée de l'extérieur par Andy Elson, et un test de pressurisation de la cabine en conditions réelles (à {{unité}} et par –{{unité}}), ils poursuivent leur vol, mais le refus chinois d'autoriser la traversée du territoire sera finalement fatal aux espoirs des aéronautes.

Rabattus par un courant d’inversion, les aéronautes vont devoir contourner l'immense territoire chinois, par le sud, à très basse altitude et à 25 km/h, alors qu'un magnifique courant-jet soufflait à 270 km/h entre l’Iran et Pékin. À nouveau contraints de se poser, leur voyage s’est terminé après 10 jours, par un atterrissage en pleine campagne birmane, au milieu des paysans ébahis. Le Breitling Orbiter II n'aura pas fait le tour du monde, mais le trio bat le record de durée d'un engin volant, avec 9 jours 17 heures et 55 minutes pour {{unité}} parcourus.

Troisième tentative

Bertrand Piccard et son équipe décident de faire une troisième tentative et obtiennent la fabrication du Breitling Orbiter III, un ballon encore plus grand ({{unité}} d'hélium, 55 m), apte à tenir l’air pendant 3 semaines. Piccard décide aussi de changer de coéquipier : il engage tout d'abord Tony Brown, pilote de Concorde chez British Airways. Mais l'aspect relationnel étant très important, il propose finalement à un autre Anglais, Brian Jones, pilote à la Royal Air Force et aéronaute instructeur accompli, de l’accompagner.

Pour cette ultime tentative - car il n'y en aurait pas eu d'autre - le lourd réservoir de kérosène est remplacé par 32 bouteilles de gaz propane de 2,35 m de haut, plus aisées à manipuler. Décollage le {{1er}} mars 1999 à 0805 GMT de Château-d'Oex (Suisse). Atterrissage le 21 mars à 5 heures 52 GMT, en plein désert égyptien, près de l'oasis de Dâkhla (70000 habitants). Guidé par le météorologue Luc Trullemans, le tour du monde est finalement bouclé après avoir volé 19 jours 21 heures et 47 minutes (447 h et 47 min) sur une distance de {{unité}}.

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