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Amalric, Mathieu (1965-....)

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Biographie

Famille

Mathieu Amalric est le fils de Jacques Amalric, correspondant étranger du journal Le Monde, éditorialiste à Libération, et de Nicole Zand (dont la mère était d'origine juive polonaise de Cracovie), critique littéraire également au Monde. Il passe quelques années à Washington où son père est correspondant de 1970 à 1973, puis à Moscou de 1973 à 1977, avant de revenir à Paris suivre sa scolarité secondaire au lycée Charlemagne.

Il a deux enfants avec Jeanne Balibar dont il s'est séparé au début des années 2000. Il est le compagnon de la metteuse en scène Stéphanie Cléau – rencontrée en 2005 lors de leur travail commun sur la pièce Les Variations Darwin –, avec laquelle il a eu un enfant en 2007{{,}}.

Formation et débuts dans le monde du cinéma

Après s'être essayé aux classes préparatoires littéraires, Mathieu Amalric rate en 1985 le concours de l'Idhec{{,}} mais fait la rencontre de Marcelo Novais Teles qui sera à ses côtés pour l'écriture et le mûrissement de nombreux projets de réalisation. Il s'investit dans la réalisation de court-métrages (notamment avec sa compagne d'alors, l'actrice Nathalie Boutefeu, rencontrée à 16 ans), puis travaille sur différents tournages comme accessoiriste, cantinier, ou régisseur, ainsi que dans la société de production de Paulo Branco{{,}}. Il fait son apparition comme acteur en 1984 dans Les Favoris de la lune d'Otar Iosseliani. En 1987, il est stagiaire à la mise en scène sur Au revoir les enfants de Louis Malle.

Carrière d'acteur

Mathieu Amalric fait la connaissance d'Arnaud Desplechin au Festival Premiers Plans d'Angers, alors qu'il présente son court-métrage Sans rires et Desplechin son long-métrage La Vie des morts. Avec ce dernier, il passe des essais infructueux pour le rôle principal de La Sentinelle mais y fera tout de même une apparition. Deux films sortis durant le premier semestre 1996 lancent réellement sa carrière : il est tout d'abord remarqué dans Le Journal du séducteur de Danièle Dubroux dans lequel il tient un second-premier rôle ; puis interprète ensuite le rôle de Paul Dedalus dans Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) d’Arnaud Desplechin qui confirme sa place d'acteur en devenir et pour lequel il reçoit le César du meilleur espoir masculin en 1997. Mathieu Amalric déclarera de multiples fois que c'est Desplechin, grâce à ce film, qui « l'a inventé comme acteur ». Il s'impose alors à la fin des années 1990 comme l'un des jeunes acteurs les plus en vue du cinéma d'auteur, jouant généralement des intellectuels fantasques, exubérants ou dépressifs avec deux premiers rôles marquants en 1999 dans Fin août, début septembre d'Olivier Assayas et Trois ponts sur la rivière de Jean-Claude Biette, tous deux au côté de Jeanne Balibar.

Il reçoit en 2005, le César du meilleur acteur pour Rois et Reine, un film de son metteur en scène fétiche, Arnaud Desplechin, qui utilise Mathieu Amalric comme Ingmar Bergman le faisait avec Erland Josephson.

Sa carrière internationale début en 2005 avec un rôle secondaire sous la direction de Steven Spielberg dans le film Munich qui pour la première fois lui offre la possibilité de travailler dans un film étranger. En 2008, il obtient le second César du meilleur acteur de sa carrière pour son rôle de journaliste atteint du locked-in syndrome dans Le Scaphandre et le Papillon de Julian Schnabel. Il est absent de la cérémonie en raison du tournage du film de James Bond Quantum of Solace, dans lequel il incarne l'homme d'affaire crapuleux Dominic Greene. Mathieu Amalric qui s'est fait représenter lors de la soirée, a déploré que son discours de remerciements ait été en partie coupé, omettant un passage où il critiquait le rôle des multiplexes et le manque de plus en plus flagrant de subventions pour les salles d'art et d'essai.

L'année 2012 est principalement marquée par le tournage de Jimmy Picard, le film américain d'Arnaud Desplechin — qui le choisit par la cinquième fois pour tenir un rôle dans ses films, dont quatre principaux —, où il incarne l'ethnopsychiatre Georges Devereux. Début janvier 2013, alors qu'il continue l'adaptation du Rouge et le Noir, il est contacté par Roman Polanski pour remplacer au dernier moment Louis Garrel qui devait tenir le rôle principal du film La Vénus à la fourrure. À l'issue de la sélection pour le {{66e}} Festival de Cannes, ces deux films où il tient les rôles principaux sont en compétition officielle pour la Palme d'or, situation particulièrement rare pour un acteur. La seconde partie de l'année 2014 est marquée par le tournage de deux films avec d'une part Trois souvenirs de ma jeunesse d'Arnaud Desplechin – constituant une préquelle vingt après à Comment je me suis disputé... – et d'autre part Belles Familles de Jean-Paul Rappeneau.

En mars 2015, le festival de cinéma de Cork en Irlande lui consacre une rétrospective incluant tout à la fois sa carrière d'acteur et de réalisateur et le mois suivant l'Académie de France à Rome lui donne une carte blanche.

Carrière de réalisateur

Paradoxalement, Mathieu Amalric se considère principalement comme un réalisateur de cinéma. Ses premiers courts métrages, réalisés de manière quasi-artisanale dans les années 1980, puis avec l'aide notamment du Groupe de recherches et d'essais cinématographiques (GREC) en 1990 pour Sans rires. Cette première œuvre notable est présentée quelques mois plus tard au {{9e}} festival « Tous courts » d’Aix-en-Provence où il obtient le Grand Prix du jury, ce qui constitue le tout premier prix cinématographique reçu par Mathieu Amalric, qui n'est pas encore réellement un acteur avant Le Journal du séducteur (1996) de Danièle Dubroux. Il est suivi deux plus tard par Les Yeux au plafond. Il est l'année suivante l’auteur d'un premier film autobiographique Mange ta soupe (1997) puis du Stade de Wimbledon (2001) pour lequel il offre le rôle principal à Jeanne Balibar. En 2003, il présente La Chose publique à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes.

En 2004 il est membre du jury du {{26e}} Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand. À la surprise générale, il annonce en tant que porte-parole la décision unanime ne pas remettre le Grand prix de la Compétition française (le prix le plus important pour les films français dans ce festival) cette année-là, notamment à cause du {{Citation}} des films présentés et du danger {{Citation}}. Dans un entretien au journal L'Humanité il s'en explique, reprochant aux films sélectionnés d'avoir cherché à {{Citation}}, d'être sans inventivité ou fantaisie, et de se contenter de filmer leur scénario. Précisant sa vision de réalisateur, il considère alors qu'un film ne doit pas avoir de {{Citation}} ou délivrer de message — sans intentions et {{Citation}} —, un artiste devant principalement filmer pour le seul désir de filmer.

À partir de 2010, Mathieu Amalric décide de moins jouer en tant qu'acteur afin de mener à bien ses projets de réalisateur de film, carrière vers laquelle il se sent plus attiré depuis de nombreuses années. Il réalise alors son quatrième long métrage, Tournée (dont il joue également le personnage central), pour lequel il remporte le Prix de la mise en scène lors du Festival de Cannes. Ce film et la récompense obtenue auront un impact important auprès des producteurs qui le considèrent désormais comme un metteur en scène à part entière et plus seulement comme un acteur. Ainsi, la même année il répond à une commande de la Comédie-Française pour l'adaptation télévisée de L'Illusion comique de Corneille qu'il transpose dans une version contemporaine remarquée par la critique.

En tant qu'artiste invité, il intervient également à la Fémis et au Fresnoy (où, à l'invitation de Dominique Païni, il a notamment réalisé en 2011 une installation reconstituant l'appartement de sa professeur de piano à Moscou dans le cadre de l'exposition « Panorama »).

En mai 2012, Mathieu Amalric annonce qu'il travaille au scénario d'une importante adaptation (cinéma et télévision en plusieurs épisodes) de Le Rouge et le Noir{{,}}. Il continue durant cette période à accepter des rôles plus secondaires dans divers films à l'exception de Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des plaines) d'Arnaud Desplechin et de La Vénus à la fourrure de Roman Polanski dont il intègre la distribution au dernier moment et au pied levé. Alors que le projet du Rouge et le Noir, du fait de l'ambition du film, en est toujours au stade de l'adaptation et de la préparation, le producteur Paulo Branco annonce que Mathieu Amalric va se lancer dans la réalisation d'un film dans l'intervalle avec l'adaptation du roman La Chambre bleue de Georges Simenon dont Branco et Amalric ont obtenu les droits. Le tournage de l'adaptation de ce roman noir sentimental, auquel Mathieu Amalric est depuis longtemps attaché, est entrepris en juillet 2013 avec le réalisateur dans le rôle principal. Quelques mois plus tard, le film est retenu dans la sélection Un certain regard lors du Festival de Cannes 2014.

Arrivé à ce stade de sa carrière, Mathieu Amalric reçoit le commentaire élogieux du cinéaste et historien du cinéma Noël Simsolo dans son Dictionnaire de la Nouvelle Vague (2013) : {{Citation bloc}}

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