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Hopper, Dennis (1936-2010)

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Biographie

Né à {{lang}} Kansas (É.-U.), Dennis Hopper est le fils de Marjorie Mae (née Davis) et Jay Millard Hopper. La famille Hopper s’installe à Kansas City après la fin de la Seconde Guerre mondiale. C’est au Kansas City Art Institute que Dennis suit les cours de peinture de Thomas Hart Benton. Dennis Hopper n’a alors que treize ans quand la famille déménage à San Diego en Californie. Son père dirige une poste (il est aussi membre de l’OSS) et sa mère est enseignante. Hopper est élu le plus apte à réussir par les élèves de sa classe à l’université, et c’est là qu’il développe un intérêt pour le théâtre. Il est particulièrement intéressé par les pièces de William Shakespeare.

Carrière professionnelle

Dennis Hopper a tourné dans plus de {{nombre}}. Il est aussi reconnu comme réalisateur, peintre, poète et photographe dont les expositions, notamment à la galerie de Monika Mohr à Hambourg et à la ACE Gallery à Los Angeles, ont été fréquentées par des milliers de visiteurs.

Il dément avoir débuté dans Johnny Guitare par un petit rôle qui n'aurait pas été crédité au générique : « [Cette information] est dans toutes mes biographies. [...] Je n'étais même pas à Hollywood quand le film a été fait. »

C’est donc dans un épisode de {{lang}} en 1955, dans lequel il joue un jeune épileptique, que son nom apparait pour la première fois sur les écrans mais c’est aux côtés de James Dean, à qui il voue une immense admiration, qu’il commence réellement sa carrière cinématographique. Il tourne ainsi dans La Fureur de vivre ({{lang}}) (1955) et dans Géant ({{lang}}) (sorti en 1956), deux des trois films de la courte carrière cinématographique de James Dean. Sa rencontre avec James Dean confirme sa vocation.

La mort de James Dean dans un accident de voiture en 1955 affecte profondément le jeune Hopper, et c'est peu de temps après cela qu’il entre en conflit avec le réalisateur expérimenté Henry Hathaway sur le film {{lang}}. Le comportement de Hopper sur le tournage est tel qu’il est banni de Hollywood pendant plusieurs années. Dans l’impossibilité de jouer au cinéma, Hopper se tourne vers la photographie et réalise la couverture de l’album {{lang}} de Ike et Tina Turner (1966).

À New York, il étudie à la fameuse {{lang}}. Il apparait dans plus de {{nombre}} de séries télé comme Bonanza, La Quatrième Dimension ({{lang}}), {{lang}}, {{lang}}, {{lang}} et Combat !

Bien que Hopper soit capable de faire des films comme Les Quatre Fils de Katie Elder ({{lang}}) et Cent dollars pour un shérif ({{lang}}), dans lesquels il a des scènes avec John Wayne, ce n’est que lorsqu’il joue avec Peter Fonda et réalise {{lang}} qu’il impressionne durablement l’establishment hollywoodien.

Photographie anthropométrique prise par la police le 2 juillet 1975 Hopper écrit et réalise d’autres films comme {{lang}} en 1971. Universal qui l'avait financé (près d'un million de dollars) et avait laissé à Hopper le « final cut » refuse de le distribuer et de tirer des copies, et en contrepartie en abandonne à Dennis Hopper tous les droits. Hopper en fait tirer à son compte quelques rares copies, et vient notamment le présenter à la Cinémathèque française pour une représentation unique et un débat avec le public. Entre le nombre minuscule de copies et la radicalité de l'approche, le film est évidemment un échec auprès du public et fait dérailler sa carrière pour des années. Sa dépendance à l’alcool et à la drogue empire gravement. Toujours est-il qu’il continue à tourner des films à cette époque, comme {{lang}}, {{lang}}, {{lang}}, {{lang}}, et il obtient un grand succès pour la réalisation et son rôle dans {{lang}}.

{{62e}} cérémonie des Oscars]] en mars 1990.

Au début des années 1980, alors qu’il était un consommateur chronique de drogues et d’alcool, il s’est exposé en public lors d’un « {{lang}} » en faisant exploser un cercle de six bâtons de dynamite fixés sur une chaise et orientés vers l'extérieur, tout à côté desquels il était accroupi. Il en est ressorti au milieu d’un nuage de poussière, indemne mais extrêmement secoué et sourd pendant plusieurs jours.

Par la suite, au début des années 1980, Hopper entreprend un programme de désintoxication et se libère de ses dépendances. Il tourne dans certains films puissants comme {{lang}} ({{lang}}) et {{lang}} de Sam Peckinpah, où il tient un rôle relativement discret ; sa carrière ne redémarre pour de bon que grâce à son interprétation du sadique Frank Booth dans {{lang}} de David Lynch.

En 1988 il tourne le film {{lang}}, apprécié par la critique, sur les gangs de Los Angeles. Il continue d’être une personnalité importante à Hollywood, tant comme acteur que comme photographe et réalisateur. En 1994, il tient deux rôles de méchant, dans le film {{lang}} face à Keanu Reeves et Sandra Bullock, et en 1995 face à Kevin Costner dans {{lang}}.

En 2010, Alpha et Omega est le dernier film auquel a pris part Dennis Hopper : le film lui est donc dédié (crédité en anglais à la fin du film).

Vie privée

Dennis Hopper a été marié à {{nombre}} et a eu {{nombre}} :

  • Sa première épouse, de 1961 à 1969, était Brooke Hayward. Une fille, Marin Hopper, est née le {{date de naissance}}.
  • Sa deuxième et brève épouse, du 31 octobre au {{date}}, fut la chanteuse et actrice Michelle Phillips.
  • Sa troisième épouse, de 1972 à 1976, fut Daria Halprin. Une fille, {{Lien}}, est née en 1972.
  • Sa quatrième épouse, du {{date}} à {{date}}, fut Katherine LaNasa. Un fils, Henry Hopper, est né le {{date de naissance}}.
  • Dennis Hopper était marié depuis le {{date}} à Victoria Duffy avec laquelle il a eu une fille, Galen Grier Hopper, le {{date}}. Il a déposé une demande de divorce à la mi-janvier 2010.

Sean Penn, grand ami de Dennis Hopper et de Jack Nicholson, a baptisé l’un de ses enfants Hopper Jack en leur hommage.

Dennis Hopper était un ami de Miles Davis. Lors de leurs discussions, il lui disait souvent « so what? », « et alors ? » avec une connotation « arrête de frimer ». Cela aurait donné le titre So What (Kind of Blue, 1959).

Engagements

Loin de ce que l’on pourrait attendre du réalisateur d’{{lang}}, satire de l’Amérique conservatrice, Dennis Hopper s’est engagé politiquement depuis les années 1980 au côté du Parti républicain. Il a soutenu les candidatures de Ronald Reagan, de George H. W. Bush et George W. Bush, et réaffirmé ses opinions conservatrices en France en {{date}} lors d’une interview au Grand Journal de Michel Denisot sur Canal+. Il a néanmoins déclaré à cette occasion qu’il voterait pour Barack Obama (démocrate) à cause des {{citation}}. Il a également participé en 2008 à un film engagé politiquement à droite, An American Carol, aux côtés d’autres acteurs conservateurs et républicains comme Jon Voight, Kelsey Grammer, ou encore James Woods.

Dennis Hopper a été fait commandeur dans l’ordre national des Arts et des Lettres par la ministre française de la Culture, Christine Albanel, lors d’une cérémonie à la Cinémathèque française en octobre 2008, alors que celle-ci présentait une exposition temporaire autour de Hopper.

Décès

Dennis Hopper, malade, recevant son étoile sur Hollywood Blvd en mars 2010

Il annonce qu’il souffre d’un cancer de la prostate fin 2009. Ce cancer aurait en réalité été découvert en 2002. En mars 2010, son avocat déclare que la maladie est au stade terminal. Dennis Hopper meurt à son domicile de Venice, commune de Los Angeles, le 29 mai 2010, à l’âge de {{nombre}}.

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