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Sackville-West, Vita (1892-1962)

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Biographie

Origines familiales

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Victoria-Mary Sackville-West naît à Knole House dans le Kent. Elle est la fille unique de Lionel Edward Sackville-West, {{3e}} baron de Sackville, et de son épouse - et cousine germaine - Victoria, qui fut intime d'hommes illustres et généralement très riches comme William Waldorf Astor ou sir John Murray Scott, secrétaire de la veuve du célèbre collectionneur Richard Wallace, qui lui légue en 1912 une notable partie du patrimoine Hertford-Wallace.

Étant une femme, la loi anglaise l'empêche d'hériter {{quand}} de cet {{lequel}}, ce qui affecte le reste de sa vie.

Avec ses proches et amis, elle porte toujours le surnom de "Vita".

Mariage

Vita Sackville-West en 1918, par William Strang. En 1913, Vita Sackville-West épouse Harold Nicolson, diplomate de 1909 à 1929, puis journaliste, membre du Parlement, auteur de biographies et de romans. Winston Churchill le nomme sous-secrétaire d'État à l'Information pendant une partie de la Seconde Guerre mondiale. Harold Nicolson tient pendant trente ans, de 1936 à sa mort en 1968, un journal qui est édité en 1966 sous le titre Diaries and Letters, traduit en français sous le titre de Journal des années tragiques (1936-1942) (Bernard Grasset, 1971).

Harold Nicolson est de manière déterminante un compagnon bisexuel dans ce qu'on appellerait à présent un mariage ouvert. Les époux ont chacun de leur côté des liaisons homosexuelles, ce qui n'empêche pas une relation étroite entre eux, comme en témoigne une correspondance presque quotidienne (publiée après leur mort par leur fils Nigel), et un entretien qu'ils donnent à la radio de la BBC après la Seconde Guerre mondiale.

Le couple eut deux enfants, Benedict Nicolson (1914-1978), historien de l'art, et Nigel Nicolson (1917-2004), politicien et écrivain.

Sa mère, rendue riche par l'héritage Scott, lui fait à son mariage une rente annuelle de 250000 livres; après avoir acquis la maison sise au 182, Ebury Street à Londres, puis le "cottage délabré" de Long Barn, à seulement trois kilomètres de Knole, qu'elle restaure et agrandit sur les conseils de sir Edwin Lutyens, dernier compagnon de lady Sackville (+ 1936) dans les années 1930, la famille achète le château de Sissinghurst dans la campagne du Kent, région appelée « le jardin de l'Angleterre » auquel leur nom reste attaché.

Relation avec Violet Trefusis

La liaison qui marque le plus durablement Vita Sackville-West est celle qu'elle entretint avec la romancière Violet Trefusis, fille d'Alice Keppel, maîtresse officielle du roi Édouard VII.

Vita a douze ans lorsqu'elle rencontre Violet, qui n'en compte que dix. Elles fréquentent la même école pendant plusieurs années. Toutes deux mariées, elles partent plusieurs fois en voyage, la plupart du temps en France, où Vita Sackville-West se déguise en jeune homme quand elles sortent. Leur liaison se termine mal : Violet Trefusis poursuit Vita Sackville-West de ses assiduités, jusqu'à ce que les liaisons de cette dernière avec d'autres femmes prennent le dessus. Violet Trefusis, cependant, refusa toujours cette rupture.

Le roman Challenge témoigne de cette histoire : Vita Sackville-West et Violet Trefusis commencent à écrire le livre ensemble ; le personnage masculin, Julian, étant le surnom de Vita quand elle se faisait passer pour un homme. Sa mère, Lady Sackville, trouve l'autoportrait assez évident pour demander que le roman ne paraisse pas en Angleterre ; le fils de Vita, Nigel Nicolson (1973, {{p.}}194), cependant, en fait l'éloge :

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Histoire d'amour avec Virginia Woolf

L'aventure pour laquelle on se souvient le plus de Vita Sackville-West est celle qu'elle entretient pendant quelques années avec la grande romancière Virginia Woolf à la fin des années 1920. Virgina Woolf, sous l'inspiration de cette liaison saphique, écrira Orlando, l'un de ses romans les plus célèbres, qui est décrit par Nigel Nicolson, le fils de Vita, comme {{Citation}},

De manière inhabituelle, l'époque de la conception dOrlando est bien documentée : Virgina Woolf écrit dans son journal le {{date}} : {{Citation}} (extrait publié de manière posthume par son mari Leonard Woolf).

Autres amours

En 1931, Vita Sackville-West s'engage dans une liaison avec la journaliste Evelyn Irons qui lui avait demandé un entretien après le succès de Au temps du roi Édouard (The Edwardians). Elle fréquente aussi Mary Garman et d'autres femmes.

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